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De
rencontres en Ren'contes ou
les péripéties de la création et de l'annulation
d'un festival
Les 13, 14 et 15 mars 2009
promettaient d'être, à Château-Thierry, trois jours
de convivialité et de rencontres, de découverte et d'émerveillement,
d'étrange et de fantastique, mélangeant les arts duconte,
de la littérature, du dessin et de la photographie, grâce
au festival Ren'contes organisé par la compagnie de théâtre
castelle Le Chien qui Miaule. Il n'en sera rien. Retour sur l'histoire
d'un événement avorté.
Un festival du fantastique, une première en Picardie
En 2007, suite à la découverte du festival de l'Imaginaire
de Quiévrain en Belgique, est née l'idée d'organiser
un festival à Château-Thierry dont la thématique serait
le fantastique.
Pourquoi Château-Thierry ? Parce que c'est dans cette ville qu'a
été créée et que s'est développée
la compagnie Le Chien qui Miaule et que la Cité des Fables offre
un cadre formidable pour un festival alliant l'écriture et l'oralité.
Pourquoi le fantastique ? Parce que c'est avant tout dans ce domaine
que la compagnie de théâtre a développé ses
activités et que ce genre littéraire au départ,
fondé sur la fiction, racontant l'intrusion du surnaturel dans
un cadre réaliste, et s'étendant désormais à
tous les arts, notamment le théâtre, le conte, le cinéma,
les arts plastiques et graphiques, mais aussi très présent
dans les jeux vidéos et les jeux de rôle n'est pas
encore très visible dans les manifestations culturelles françaises.
Après quelques mois de réflexion, une date fut arrêtée
: le week-end du 13 au 15 mars 2009. Il s'agissait, d'une part, de placer
le festival en hiver, à une période où les événements
ne se bousculaient pas dans la ville et, d'autre part, quoi de mieux qu'un
soir d'hiver et une bougie pour raconter des histoires qui font peur autant
qu'elles émerveillent, qui amusent autant qu'elles interpellent.
De plus, quelle « chance » de pouvoir inaugurer un festival
du fantastique un vendredi 13, le jour par excellence où tout peut
basculer, où le surnaturel est finalement présent dans la
tête de tout un chacun.
De rencontres en discussions, d'emails en coups de téléphone,
le programme s'est développé, etoffé, s'élargissant
à différents arts et à différents lieux, associant
de plus en plus de partenaires associatifs et commerciaux.
Au moment de sa première présentation aux institutions au
mois de juin 2008, le programme était complet : 7 compagnies de
conte, 4 artistes plasticiens, 3 écrivains... une quinzaine d'événements
spectacles, rencontres, ateliers avec les écoles, veillées
contées, dédicaces, déambulation, expérimentations
répartis sur l'ensemble du parcours lafontainien dans le
centre-ville.
Le festival a d'abord suscité un grand enthousiasme de la part
des collectivités, tant qu'il n'a pas été directement
question d'argent. Et il faut bien avouer que l'engagement de la Ville
s'est largementfait sentir grâce à la mise à disposition
gratuite de nombreuses salles, de personnel et d'outils de communication
municipaux.
Mais, au moment où est venue la question du financement direct,
l'enthousiasme est largement retombé, à chacun des trois
niveaux que constituent la Ville, le Conseil Général et
le Conseil Régional.
La valse des calendriers
Financer le festival aura été porteur de nombre d'enseignements
pour la compagnie de théâtre castelle. Un notamment est à
retenir pour les années et actions à venir : à défaut
de pouvoir organiser un festival du fantastique, elle aura au moins appris
à danser la valse. (...) Lire
la suite...
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